
Actualité
Sud-Kivu : des frappes de l’armée rwandaise font des victimes civiles à Minembwe
JJicholaKivu21 avril 20262 min de lecture0 vues
Des frappes menées dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 avril dans les hauts et moyens plateaux de Minembwe, en province du Sud-Kivu, ont fait plusieurs victimes civiles, selon des sources locales
Des frappes menées dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 avril dans les hauts et moyens plateaux de Minembwe, en province du Sud-Kivu, ont fait plusieurs victimes civiles, selon des sources locales et militaires congolaises.
D’après la société civile et des sources médicales, au moins 20 civils ont été tués et 38 autres blessés après des attaques ayant visé des villages densément peuplés, notamment Kalingi, Kalenge et la zone dite de Point Zéro. Les blessés ont été évacués vers différentes structures sanitaires de la région.
Un habitant blessé témoigne avoir entendu « un bruit fort suivi d’un souffle », avant de perdre connaissance. « Quatre personnes, dont ma sœur et moi, avons été blessées. Je me suis réveillé à l’hôpital sans savoir ce qui s’était passé », a-t-il déclaré.
Selon les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), il s’agit de drones kamikazes lancés depuis le territoire rwandais. Plusieurs sources affirment que l’armée rwandaise dispose désormais de dispositifs permettant de lancer des drones à partir de la RDC dans les zones sous son contrôle. Il s’agirait notamment de l’aéroport de Kavumu, de routes asphaltées comme dans le territoire de Walikale, où des avions ont atterri et décollé avec des minerais.
D’après des sources médicales, ce sont en majorité des civils de la communauté Banyamulenge qui ont été touchés par les frappes de drones rwandais.
Cette situation, comme le rappellent certains analystes avertis, s’inscrit visiblement dans un plan concocté par Kigali visant à commettre un massacre au sein de la communauté Banyamulenge afin d’en faire porter la responsabilité à l’armée congolaise.
Informés à l’avance de ce plan attribué à Kigali, des représentants de la communauté banyamulenge ont dénoncé, lors d’une conférence de presse tenue vendredi à Bruxelles, ce qu’ils qualifient d’« instrumentalisation » de leur identité par Kigali. Leur président, Enoch Ruberangabo Sebineza, a rejeté toute assimilation de cette communauté aux actions militaires rwandaises sur le territoire congolais.
Cette thèse d’une manipulation de l’opinion internationale par Kigali est contredite, selon la société civile, par les faits observés dans les hauts et moyens plateaux d’Uvira et ailleurs, où l’on constate une cohabitation pacifique entre les communautés sous la protection du gouvernement congolais.
Grace Bilolo
J
À propos de l'auteur
JicholaKivu
Journaliste à Jicho la Kivu
