Jicho la Kivu
[FREE DOWNLOAD] Background Music For Videos VLOG YouTube - Energetic Action Powerful Extreme Metal (720p).00_02_40_20.Still001
Actualité

Sud-Kivu : l’imposture au service de la rébellion, la société civile précise l'alerte

JJicholaKivu23 mars 20266 min de lecture0 vues
Partager

L'heure de la vérité a sonné pour les "chevaux de Troie" de l'AFC-M23 à Bukavu. Alors que la province traverse l'une des périodes les plus sombres de son histoire, une enquête exclusive de Jicho la Ki

L'heure de la vérité a sonné pour les "chevaux de Troie" de l'AFC-M23 à Bukavu. Alors que la province traverse l'une des périodes les plus sombres de son histoire, une enquête exclusive de Jicho la Kivu révèle comment un trio d'imposteurs tentant de livrer les restes de la dignité citoyenne à l'occupant. Entre trahison politique, détournements et rackets, autopsie d'une infiltration manquée. Dans les zones sous occupation, la peur est devenue la douleur quotidienne. Libertés muselées, crimes de guerre et violations systématiques des droits humains… le tableau est sombre. Pourtant, au milieu de ce chaos, une poignée d'individus, sans mandat ni honneur, tente de s'ériger en représentants d'une société civile qu'ils ont pourtant trahie. Nos enquêtes, appuyées par des sources au sein des forces vives, mettent en lumière un système de prédation orchestré par des figures bien connues du milieu bukavien pour leur versatilité et malhonnêteté. L’enjeu est de taille pour l’AFC-M23. Acculée par les rapports des experts de l'ONU et des organisations internationales crédibles, la rébellion utilise Samy Jean Takimbula et ses complices pour produire des contre-rapports de complaisance. L'objectif est clair : blanchir la rébellion. Ces faux rapports, rédigés sous la dictée des occupants, visent à nier les massacres, les violations de masse et les pillages commis dans les zones sous contrôle rebelle. En présentant une image tronquée d'une "administration pacifique", ces imposteurs tentent de paralyser l'action de la justice internationale et de discréditer les vrais défenseurs des droits de l'homme, aujourd'hui contraints à l'exil pour avoir refusé de signer ces tissus de mensonges. Par un communiqué officiel du 16 mars 2026 et qui fera date, le Bureau de Coordination de la Société Civile du Sud-Kivu à pris des mesures conservatoires radicales : M. Samy Takimbula est officiellement dépouillé de toute responsabilité au sein de la structure faîtière. Une décision qui intervient alors que le passé problème de l'intérêt refait surface avec une précision chirurgicale. Le "Trio de la Poste" : Des bourreaux en costume de civils Pour comprendre la chute de Samy Jean TAKIMBULA, il faut remonter aux premières heures de l'occupation de Bukavu. Les témoins s'en souviennent : trois hommes s'étaient avancés sur le parvis de la Poste pour une réunion qui restera comme le symbole de la reddition. Aux côtés de Samy, sur retrouvait Dunia Masumbuko Bwenge (surnommé « Doux ») et Nicolas Kyalangalilwa. Le plan était chirurgique : pendant que Dunia devenait Vice-Gouverneur rebelle et que Nicolas était parachuté Directeur adjoint du Gouverneur et Maire de Bukavu depuis quelques jours, Samy recevait la mission de rester "en couverture" à la tête de la Société Civile. C'est encore lui qui signera le communiqué infâme appelant les FARDC à « abandonner la ville sans combattre ». Un officier de liaison de la rébellion en costume de civil, dont la mission était de neutraliser la résistance citoyenne de l'intérieur. L'objectif ? Tromper la vigilance de l'opinion nationale et internationale et neutraliser toute velléité de résistance citoyenne de l'intérieur et torpiller la vérité sur les crimes perpétrés par les rebelles et le Rwanda. « Il pensait pouvoir servir deux maîtres : la rébellion qui le téléguide et la population qu'il prétendait représenter. La société civile du Sud-Kivu a montré qu'elle n'est pas à vendre », confie un cadre de la coordination de la Société Civile resté fidèle aux institutions républicaines. En tentant de se maintenir à la tête du Bureau de Coordination malgré son désaveu, Samy Takimbula ne cherche pas seulement sa survie alimentaire, il exécute un ordre de mission. Mais en l'écartant effectivement le 13 mars dernier, les forces vives du Sud-Kivu envoient un message clair à l'AFC : la société civile reste le dernier bastion de la dignité congolaise. Désormais, le « trio de la Poste » est au complet dans l’opprobre. Si deux d'entre eux présagent l'uniforme ou le titre de la rébellion, le troisième, Samy, vient de perdre son dernier vêtement de respectabilité. L'imposture a une fin, et elle s'appelle la vérité historique. L'escroquerie au service de la propagande : Mick Mutiki et Amos Bisimwa Dans cette vente de besogne de blanchiment des crimes de l'AFC-M23, Samy Jean TAKIMBULA n'est pas seul. Il est épaulé par des personnages dont la réputation d'immoralité n'est plus à faire à Bukavu. Dans cette vente besogne, Samy est épaulé par Mick Mutiki , une figure dont la malhonnêteté n'a d'égale que son absence de scrupules. Opportuniste télécommandé par son "tube digestif", Mutiki s'est illustré par un acte de banditisme pur : le détournement d'un véhicule, don de la MONUSCO à la société civile. Sans aucune honte, celui qui se prétend leader du Cadre de Concertation de la Société Civile, une coquille vide, roule aujourd'hui dans ce fruit du vol pour parader devant les victimes de la guerre. Sa métamorphose ne s'arrête pas à ses convictions : poussée par un complexe pathologique, sa dépigmentation cutanée n'est que le reflet physique de sa trahison morale, changer de peau pour mieux tromper les siens. Le tableau de la honte est complété par l'inconstant Amos Bisimwa , alias « Kitu Kidogo » (un petit rien). Se cachant derrière l'étiquette d'un mouvement citoyen de façade, Bisimwa est passé maître dans l'art du racket auprès des autorités pour assurer sa survie. Récemment aperçu à Nairobi dans le sillage du « Sauvons le Congo » de l'ancien Président Joseph Kabila — véritable parrain de l'AFC — il a été vu recrutant quelques jeunes désœuvrés à Bukavu pour les mener à Mbobero sous couvert de « société civile » à la rencontre du fugitif Joseph KABILA. Prêt à tout pour un billet de 10$, il est l'interprète des basses œuvres, celui qui vend la jeunesse au plus offrant. Alors que les experts de l'ONU continuent de documenter les massacres, il est urgent que les partenaires internationaux ouvrent les yeux : collaborer avec ce trio, c'est financer la rébellion et poignarder dans le dos du peuple congolais. Cette trilogie de l'imposture ne se contente pas de trahir le peuple ; elle pollue les canaux de l’aide internationale. En complicité avec certains agents internes, notamment un certain Jonson Setty, adepte de Samy, au sein du Centre Lokole (Search for Common Ground), Samy et ses acolytes fabriquent de fausses organisations pour capter les financements des programmes de paix, jetant ainsi le discrédit sur la coopération internationale et affaiblissant la voix des vrais défenseurs des droits de l'homme, aujourd'hui contraintes à l'exil pour protéger leur vie. Il est urgent que les organisations internationales cessent d'être les complices involontaires de cette mise à mort de la vraie société civile. Collaborateur avec Samy, Mick ou Amos, c'est financer directement la logistique de la rébellion et légitimer des individus désavoués par la base patriotique. La vraie société civile, celle qui refuse de troquer la vérité contre un billet de 10$ ou un véhicule volé, reste le dernier rempart contre l'obscurantisme de l'AFC-M23. La vérité sur les crimes au Kivu ne sera pas étouffée par les ventres affamés de la trahison. La population du Sud-Kivu ne reconnaît pas ces dirigeants « marionnettes ». La vraie société civile, celle qui documente les crimes de l'AFC-M23 au péril de la vie de ses dirigeants et animateurs, ne se laissera pas museler par des ventres affamés de pouvoir et d'argent ni inféoder par une rébellion qui fait du sang des congolaises et congolais sa boisson préférée. Mwenebunga Jadot, Journaliste d'investigation.    
J

À propos de l'auteur

JicholaKivu

Journaliste à Jicho la Kivu

Partager